Association loi 1901 affiliée à l'U.D.A.F. du Rhône (Union Départementale des Associations Familiales)
et à la F.N.A.P.T. (Fédération Nationale des Associations Prévention Toxicomanies)
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ASSISES DE LA PARENTALITE

De la part de Marie-Françoise Camus,
présidente de l'association « Le Phare, familles face à la drogue »
La Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie organise des Assises « Parentalité et Prévention » les 6 et 7 mai prochains à l’Espace Reuilly (Paris 12). Cela représente un enjeu capital dans la lutte que nous menons depuis maintenant 15 ans. Nous serons bien sûr présents. Merci de commenter l'édito ci-dessus,et de nous écrire sur :
lephare69@gmail.com
Cet édito est évolutif. Nous transmettrons à Etienne Apaire nos réflexions et les vôtres. Merci de nous envoyer vos commentaires et éventuellement quelques mots de soutien. Nous aimerions récolter des milliers de soutien. C'est la seule façon d'être crédibles. Il faut montrer au gouvernement que nous parents souhaitons revenir à une école sans drogue, à une enfance et à une adolescence protégée pour qui la norme n'est pas d'essayer la drogue, mais de conserver ses facultés mentales et ses aptitudes physiques, surtout à un âge de pleine maturation et formation.
Alors n'hésitez pas à contacter toutes vos relations, en particulier celles que vous pouvez avoir dans les associations familliales et celles de parents d'élèves. Il est temps que la France sorte de la passivité dans laquelle elle s'est engluée et qui a favorisé cette banalisation inadmissible de la drogue avec nos enfants.
Voici quelques contributions :
De la part du Professeur Jean Costentin
président du Centre National de Prévention d’Etudes
  et de Recherches sur les Toxicomanies
C . N . P . E . R . T.

Le C.N.P.E.R.T., par son président, Jean Costentin, suit, de longue date, avec beaucoup d’intérêt et une parfaite sympathie, mêlée d’une véritable admiration, les actions développées par le Phare 69, sous la conduite très efficace de sa présidente, madame M.-F. Camus.

Ses actions déterminées, subtiles, fréquentes, visent à contenir et, mieux, à faire reculer l’expansion des toxicomanies au sein de la jeune génération. Ses interventions au plus près des parents et des adolescents sont irremplaçables. Elles complètent les actions publiques quand elles sont correctement développées, ou s’en démarquent, voire s’y opposent, comme dans un passé hélas pas si lointain, elles faisaient dans la résignation, le laxisme, voire la complaisance, brouillant les messages, privilégiant certaines idéologies mortifères, en opposition aux préoccupations sanitaires, familiales, sociales, sociétales qui animent avec ferveur le Phare 69.


Ces actions, au côté de celles de diverses autres associations, chacune avec leurs spécificités, leurs caractéristiques, leurs animateurs, leurs adhérents, leurs histoires individuelles, sont au service de cette grande cause sociétale qu’est la réduction des toxicomanies qui développent leurs ravages, avec une intensité particulière, sur nos plus jeunes, spécialement vulnérables. Les blessures de jeunesse sont des entailles profondes, avec des cicatrices bourgeonnantes qui handicapent l’âge adulte. C’est la responsabilité des parents, des éducateurs, des décideurs, du corps médical, des citoyens responsables, de tout faire pour prémunir nos enfants des drogues.

Le Phare 69 occupe dans ce dispositif une place très éminente que j’ai plaisir à saluer et à honorer ; comme nous au CNPERT il fait sienne l’idée, que s’il est très important de se préoccuper de l’état de la planète que nous léguerons à nos enfants, il ne l’est pas moins d’être attentif à l’état des enfants que nous léguerons à cette planète. 

Rouen, le 3 Mai 2010  -


De la part de Dominique Fl.
Bravo, bravo et encore bravo pour ces paroles qui donnent envie de se mobiliser.
J'ai de la sympathie pour le Pr RUFFO qui est toulonnais mais toutes ces dernières années, il n'a cessé d'être rassurant quant à nos ados et leurs prises de risques.
Depuis des années, je vois bien que la situation se dégrade pour nos jeunes et , dans notre pays, je n'accepterai jamais que l'on considère normal qu'un certain nombre de jeunes ne sortent pas indemnes de l'adolescence.
J'approuve à 2000%.
De la part de Sylvie
Ce serait peut-être intéressant de proposer à la Mildt le diaporama sur le papillon qui montre si clairement le coût de certaines bonnes intentions: surprotéger, supprimer toutes sortes d'attentes, d'obligations de la vie de nos enfants nuit à leur développement général et particulièrement à leur capacité d'accepter et surmonter les frustrations inhérentes à la vie.
Il me semble essentiel de parvenir à recadrer positivement pour les parents la légitimité de leur autorité afin qu'il trouve ainsi dans la conviction de bien faire, la force de faire face à la frustration qu'il créent momentanément.
Poser et tenir des limites face à nos enfants/jeunes ( j'emploie le terme d'enfant car la prévention ne commence pas à 11 ans...) est avant tout une protection. Et si cette protection a un aspect frustrant, elle n'en reste pas moins un geste de protection.
Même si un enfant rouspète, on le place dans un siège auto ou on attache sa ceinture de sécurité. 
D'autres gestes sont plus difficiles à choisir, par manque d'information souvent et/ou par facilité, face au plaisir de l'enfant.
Laisser à la maison sa "sucette", alors qu'il n'est plus un bébé, serait peut-être le début de ces choix successifs et courageux qui font opter pour le bien réel de l'enfant malgré la frustration :"tout mettre à la bouche" est une excellente manière de découvrir le monde en 3D (c'est vrai en plus!), gazouiller ou protester, une bonne façon de partager ce qu'il vit: une demande légitime d'attention trop facilement "bouchée" par cette sucette tranquillisante...
La sucette, la nourriture, ne sont-elles pas des façons de répondre à côté du vrai besoin? Comme le seront par la suite la cigarette, l'alcool et la drogue.
Un enfant/un jeune qui sait accepter les limites est protégé, d'abord, de l'irritation, de la colère voire du rejet des adultes. Il est plus facilement intégré à la communauté qui l'aide ainsi à grandir à travers cette acceptation.
De la part de Nicole Ch.
Sylvie :
Très bien tes commentaires ... Mais les parents seront plutôt des parents d'ados, non ? 
Alors, peut-être ajouter quelque chose sur les sorties, qui sont toujours un problème ... le week-end ? le Samedi soir ? en vacances ? hors vacances ? la circonstance exceptionnelle ? laquelle ? dormir chez le copain ?
Je pense vraiment que c'est la plupart du temps là que nos jeunes commencent leurs "bêtises".
Les questions sont faciles, les réponses beaucoup moins ... Je dirais : au lycée, jamais après minuit hors vacances et 1 seule fois par we ; pas tous les we .
On va le chercher ( ils détestent ça, mais ça permet de voir leur état ).
Si c'est chez soi, les parents restent dans la maison ...et éventuellement passent une fois dans la soirée pour remettre des boissons ...et de l'ordre.
Limiter, contrôler, même pendant les vacances.
L'année de terminale... et des 18 ans ... est plus difficile à tenir. Quand le couple est d'accord là-dessus, ça marche.


De la part de Christophe S.
Bonjour à tous,
Je vous transmets mes réflexions dans le cadre de ces assises.
Sur l'intérêt du milieu associatif :
La constitution d'un milieu associatif où convergent les personnes en relation avec un proche ou une personne touchée par l'addiction de la drogue est indispensable. Toute autorité sanitaire ou policière est à proscrire pour permettre l'expression de la difficulté et ré-orienter ensuite vers les institutions spécialisées. Ma pratique de père en recherche et en appel a pu trouver un numéro vert mais aussi des personnes, des acteurs locaux ouverts à l'écoute, au partage et à la pratique de cette situation difficile. Le  milieu associatif permet d'être un sas de confidentialité, d'informations et de solutions.
 
Sur l'intérêt de notre présence :
En raison de la situation actuelle, il est essentiel de développer l'information des risques et des dangers aux parents de façon prioritaire. Cette information les sensibilisera pour éviter un déni ou une lacune de leur part. Ils sont les acteurs principaux pour enrayer le développement de cette économie parallèle qui tue nos enfants. La période d'adolescence est un terrain favorable à trouver un prétexte pour la prise de drogue : divorce, difficulté scolaire, difficulté à vivre les obstacles naturels de la vie. Il nous est difficile d'agir sur les acteurs de la drogue. Seule une sensibilisation de nos enfants peut freiner cette tendance. L'école est le lieu privilégié, mais il faut déployer des actions autour de leurs activités (sportives, spirituelles, culturelles, de loisirs). L'information doit passer partout à l'attention des jeunes.
Pour les parents, l'action dans les associations de parents d'élèves est importante mais dans la vie quotidienne aussi : mileu médical (médecins et pharmacie), lieux de travail, mise à disposition de dépistages gratuits.
De la part de Michèle B.
Lorsque vous avez un enfant qui consomme, il faut un certain temps pour que les parents comprennent ce qui arrive à leur ado.
Pour notre part, en tant que parents, nous avons mis du temps pour comprendre ce qui se passait.
Nous avons cru à une crise d'adolescence qui allait se passer. Notre fils était un garçon plutôt gentil, et nous n'avions pas de problème particuliers de révolte ou de crise directe avec lui.
Il y avait bien eu un problème d'un sachet contenant de la poudre qui avait circulé dans le collège, à ses 14 ans, mais apparemment plus rien, après cette alerte. Il avait plutôt bien travaillé et paraissait s'assagir.
Nous sommes passés au tribunal, devant le juge aux enfants pour cette affaire...Aucun des enfants ne s'étaient dénoncés pour savoir qui avait amené la drogue au collège. Les ados savent se taire et prennent comme un jeu de défier les adultes.
Le juge nous a demandé si nous pensions pouvoir être en mesure de surveiller notre enfant, mais à aucun moment ne nous a alerté sur les possibilités de rencontrer des interlocuteurs pour nous aider si nous avions de nouveau un problème et jamais il ne nous a dit les risques et les comportements déviants dans la prise de drogues.
Ce que nous avons pris pour un défi vis à vis des adultes c'est avéré beaucoup plus tard comme malheureusement une accoutumance au cannabis et à l'alcool, voir de temps en temps à des substances plus dures. Aucune prévention à ce moment là n'était prévue dans les collèges (en 1996).
Aujourd'hui, il y a des préventions dans les écoles, mais de façon sporadique... Avec des intervenants qui parlent de généralités et qui sont loin de pouvoir faire comprendre aux parents qui viennent les réels risques que leurs enfants encourent...
J'ai entendu des inepties du style qu'en généralité, les jeunes qui se droguent sont issus de familles dont les parents fument et boivent.
Dire que cet intervenant est médecin agréé par le ministère de l'éducation nationale.
Or, ni mon mari, ni moi, ne fumons ni ne buvons.
J'ai entendu que le cannabis n'a pas d'influence sur le cerveau, qu'il n'y a donc pas de conséquences directes sur des comportements à risques....
J'ai dû entendre toutes ces paroles en restant le plus possible calme et attendre pour pouvoir prendre la parole.
Les parents n'ont pas la possibilité de se faire entendre dans l'enceinte de l'école, du collège, du lycée. On ne veut pas les laisser parler. La peur, les tabous sont autant de cadenas pour fermer les portes de la connaissance aux autres sur les comportements dus à la prise de cannabis, d'alcool et autres substances.
Même si on ne doit pas faire un amalgame, dans la mesure où un jeune cherchera toujours à connaître ses limites, il est important que les adolescents doivent savoir où s'arrêter !
Les familles souhaitent pouvoir transmettre le sens de la vie.
Faîtes en sorte que les familles qui veulent faire connaître leur combat pour une scolarité sans drogues puissent être entendues, tout autant que des jeunes qui veulent par leur témoignage apporter la vérité sur ce problème.
Il faut dire la vérité, il vaut mieux ne pas commencer à consommer car il est très dur d'arrêter seul. Un consommateur de drogues a besoin des autres pour s'en sortir. Seul, c'est pratiquement impossible.
Il faut avoir l'honnêteté de dire aux parents lors des réunions qu'il n'existe pas en France la volonté d'aider les jeunes à s'en sortir, car, cela coûte cher à la société, et personne ne viendra chercher votre enfant, pour l'emmener à se soigner, si lui-même ne fait pas la démarche. Or, la volonté de s'en sortir des ados est fluctuante et c'est au moment où il fléchit dans sa volonté de s'en sortir qu'il faut saisir la chance de l'aider, car, très vite son envie de s'en sortir peut retomber.
Nous avons essayé de nous faire aider pour sortir notre fils de cet enfer, lorsque nous avons compris qu'il se droguait, mais personne ne nous a soutenus.
Il est mort, seul, abandonné de tous ses amis, sur la route comme un chien errant, après avoir absorbé de la méthadone pure qu'un homme de 40 ans lui a donné ou vendu...
On ne saura jamais comment ni s'il a eu conscience de ce qui allait lui arriver.
Aujourd'hui, j'ai le cœur lourd, d'une maman qui est restée couchée pendant 6 mois pour avoir ce beau bébé qu'il était. Il n'a pas eu le temps de devenir un homme, et j'ai du chagrin quand je vois tous ces parents ignorants les conséquences des comportements de leur adolescents.
C'est la raison pour laquelle je milite pour une école sans drogue et j'espère que les politiques à venir tiendront compte des familles qui ne doivent pas êtres mis à l'écart...Elles ont le droit de savoir quels sont les risques, pour leurs enfants ...
De la part de Laetitia M.
J'ai lu votre lien concernant la bataille que vous menez avec les familles contre la drogue... J'espère que ces deux jours feront bouger les choses...


De la part de Jean Pelen
Bravo pour ce travail. Cette approche est celle de la FNAPT depuis des années à une époque où il n'était pas politiquement correct d'affirmer ces évidences.
Merci de ce que vous faîtes et bon courage.
De la part du Docteur Catherine ARMESSEN
Médecin de famille, Ecrivain 
Depuis 1985, j’ai à ma consultation des jeunes. J’ai donc vu défiler et grandir plusieurs générations. Nous sommes à l’heure actuelle, nous médecins, face à un problème de santé publique doublé d’un bon nombre de naufrages sociaux liés aux addictions. Celles-ci, en particulier l’alcool et l’utilisation du cannabis, sont inscrites désormais dans les habitudes. On ne peut faire la fête sans boire de façon déraisonnable, au risque d’y perdre la vie comme cela fut le cas il y a très peu de temps pour un étudiant en pharmacie. Le cannabis rejoint dans l’esprit des jeunes le MP3, une façon de se couper agréablement d’un monde un peu ennuyeux, de s’exclure de contraintes imposées par les adultes, une habitude très « tendance » chez des adolescents qui ignorent totalement la composition de ce qu’ils fument. Cette banalisation ne projette heureusement pas tous les jeunes dans la déchéance, bien loin de moi l’idée de donner une vision apocalyptique du problème qui serait aussi grotesque que l’approche « angélique » des partisans des «  drogues douces ».
Il faut néanmoins reconnaître que j’ai personnellement vérifié les assertions de mes confrères pédiatres et psychiatres qui affirment que le THC notamment favorise l’entrée dans des pathologies psychotiques de personnalités border line.
J’ai aussi parmi mes patientes une femme dont le fils est en prison à cause d’une fête qui s’est tragiquement terminée à cause du cannabis.
Pourquoi les professionnels de santé, les policiers, les juges, enfin tous les acteurs de la prise en charge ou des conséquences néfastes des addictions ne sont-ils pas entendus ?
Pourquoi la drogue circule-t-elle si facilement à la sortie des établissements scolaires ?
Il existe un paradoxe. La société occidentale se veut ultra sécuritaire, impose dans tous les domaines d’innombrables contraintes afin que l’on se rapproche du risque 0 dans l’entreprise, la santé, et bien d’autres domaines. Pourtant, elle laisse mourir tous les jours (physiquement ou socialement) quantité de jeunes, proies faciles d’organisations douteuses.
On accuse les parents de ne pas être vigilants, mais à moins de mettre une puce électronique dans l’oreille de leurs chérubins directement reliée à une caméra de surveillance, comment feraient-ils pour éloigner un fléau qui court impunément les rues ?
On accuse l’école. ... A tort : bon nombre d’établissements travaillent avec la Police.
Ne devrait-on pas simplement établir un constat ET EN TENIR COMPTE afin de vérifier que la Loi est adaptée et que ses décrets sont faciles à mettre en application ?
Et que l’on ne me parle pas de discours coercitif là où il ne faut entendre que mon désarroi à voir trop souvent de jeunes destins injustement sacrifiés sur l’autel de l’incompétence collective. Les addictions sont un fléau de société qui concerne tous les acteurs et nécessite un travail en interdisciplinarité.
Si chacun reste dans son bocal, rien ne changera.
Si les professionnels apprennent à travailler ensemble, la prise en charge s’améliorera rapidement. 
De la part du Docteur Elisabeth E.
Je n'ai rien à ajouter...

De la part de Michel Chabert

Bon courage et bravo pour les pères qui s'engagent !


De la part de Marie T.
Votre interpellation me plonge dans le questionnement : «voyons, c'était en quelle année ? » En fait 7 ans se sont déjà écoulés et le constat depuis lors s'est terriblement aggravé. A l'époque nous découvrions le monde de la drogue, de plus en milieu scolaire et dans un lycée réputé. Aujourd'hui ce phénomène s'est tellement banalisé que les collèges sont contaminés avec des enfants de plus en plus jeunes.
Peu d'entre eux ignorent que c'est dangereux mais le danger semble les stimuler voire les amuser également de jouer au chat et à la souris avec les forces de l'ordre.
Les surveillants sont dépassés et trop souvent ferment les yeux (dixit les élèves). Il y a démission des adultes soit parce que eux mêmes fument soit parce qu'ils ne savent pas comment maîtriser ce problème de masse.
Notre fils fume régulièrement son joint mais semble éviter de conduire après. Le pire c'est évidemment la consommation d'alcool en plus, pratique courante comme vous ne l'ignorez pas.
Nous avons eu la chance de pouvoir limiter les dégâts. Mais ces centaines de milliers de jeunes qui sortent du système scolaire sans diplôme voire illettrés sont à juste titre effrayés par ce 21 ème siècle qui ne leur offre aucune perspective d'avenir si ce n'est celle de catastrophes attendues.
Alors bon courage dans votre lourde tâche...


De la part de Catherine K.
Je me suis rendue compte que mon fils fumait du haschich vers l’âge de 14 ans. J’ai beaucoup discuté avec lui, sans retenue en lui expliquant bien le côté dangereux de cette pratique. Vers 17 ans, j’ai trouvé de la cocaïne dans sa chambre, et après en avoir parlé avec lui et sa petite copine, je l’ai emmené à Villefranche sur Saône, ou était ouvert un centre pour les toxicomanes. Je n’ai pas pu assisté à l’entretien avec le médecin que mon fils a eu mais en sortant, le médecin m’a dit « ne vous inquiétez pas, votre fils est très clairvoyant et tout de même, il ne se pique pas à l’héroïne !! «  Autrement dit, tant qu’il n’est pas complètement shooté, ce n’est pas la peine de revenir.
Il a aujourd’hui 27 ans et est héroïnomane . J’ai frappé à toutes les portes, mais si ce n’est pas le jeune lui-même qui le souhaite, cela ne sert à rien. La plupart des jeunes en détresse n’ont pas la force d’aller d’eux-mêmes dans un centre. Et on ne parle pas de l’entourage qui souffre terriblement, est démuni et se sent honteux de n’avoir pas su éviter cela à son enfant.
Je crois que si je n’avais pas rencontré  l’association « Le Phare », qui organise des réunions (entre autres actions) avec les parents de toxicomanes, je serais aujourd’hui en profonde dépression. Cette association m’a sauvée par un dialogue vrai, ou les parents se rencontrent et s’aident mutuellement par le récit de leurs expériences, et les encouragements des uns et des autres.
Il est indispensable que d’autres associations comme Le Phare s’ouvrent un peu partout. C’est de cela dont les parents ont besoin, être écoutés et conseillés dans les actions à mener dans la lutte qu’ils mènent jour après jour pour sortir leurs enfants de la drogue. Il faut développer ces associations, trop rares encore.
Et puis, j’ignore si le corps enseignant est formé à décrypter les comportements à risque des jeunes, mais cela ne devrait-il pas figurer dans leurs formations ?
Mes enfants sont grands et je ne suis pas très au courant de l’enseignement qui est donné aujourd’hui, mais comme il y avait par le passé, des heures consacrées à l’éducation routière par exemple, ne pourrait-il pas y avoir quelques heurs consacrées au addictions, drogue et alcool ?
J’ai entendu dire que de nouvelles drogues apparaissaient et étaient vendues sur internet comme on va sur vente privée. Com !
Le gouvernement va-t-il avoir les moyens d’agir contre cela ?
Je trouve scandaleux que des associations qui œuvrent sur le terrain, jour après jour, n’aient pas un temps de parole important lors de ces assises.
 
De la part de Bernadette M.
Bonjour a tous,
Je suis tellement en accord avec tous les messages...
Comment remercier pour des lieux comme" Le Phare" ou des personnes se démènent pour entendre , conseiller, et se battre contre des murs d'incompréhension ?
Mais quelle angoisse et horreur de côtoyer tant de personnes de TOUS milieux et de TOUTES "catégories sociales" confrontées à ce fléau et comment expliquer la détresse de voir nos enfants se détruire ?
Le drame est que PERSONNE (hormis ceux confrontés au problème) ne veut entendre. Tout est banalisé. Tout est perverti aussi: pour les ados, leurs idoles se droguent, boivent et font des fêtes "géniales". Ceux qui dealent sont riches ; argent facile... comment casser cette illusion de "bonheur", "d'évasion"?
Quels sont les enjeux financiers et socio-économique qui nous dépassent largement mais qui servent à certains ?
Alors merci pour ces associations. Je ne peux que remercier ceux qui combattent.
Je n'en ai pas la force.



De la part de Véronique et Claude 

Le Phare nous a été précieux quand nous avons été confrontés à un problème de drogue pour un de nos enfants.

Nous étions alors totalement démunis et nous avons alors trouvé un soutien et un échange qui nous permettaient de briser l'isolement dans lequel nous nous trouvions face à ce problème.

L'expérience de parents déjà engagés dans une démarche de soutien auprès de leurs enfants, les réflexions de la psychologue ont été très enrichissantes pour nous et ont certainement évités de nous engager dans des directions que nous aurions peut-être regrettées ensuite.


Nous y avons rencontré bienveillance et écoute, des idées diverses, des approches variées.

En effet chacun réagit avec sa personnalité tout en la confrontant à la perception que les autres peuvent en avoir, bref nous avons trouvé là la richesse d'un groupe de paroles, où personne ne juge personne.

Notre expérience a aussi peut-être pu aider d'autres personnes et en tous les cas redonner de l'espoir puisque notre fils va beaucoup mieux maintenant (et nous aussi par la même occasion).


La journée organisée où des jeunes de divers horizons et expériences expliquaient leur parcours fut riche d'enseignements pour tous, y compris notre enfant.

Il est important pour tous de savoir que "Oui on peut arrêter" et retrouver sa personnalité, ses projets, un chemin de vie et de relation riche.

Non le cannabis n'est pas une drogue douce.

Oui le cannabis détruit la personnalité, devient le seul projet de vie, envahit le quotidien jour et nuit; il détruit le cycle du sommeil et devient indispensable pour dormir .....et pour vivre.

Il détruit le lien social, l'affect et devient la seule idole; tout tourne autour de lui pour celui qui le consomme. Le "consommateur" est entrainé dans une dépendance mortifère, d'autant que le cannabis touche des jeunes de plus en plus précocement et donc  de plus en plus psychologiquement et physiologiquement vulnérables.

Merci à tous ceux qui ont aidé notre fils à sortir de cet isolement dans lequel il s'enfermait.



De la part de Dominique et Pierre

Notre fille 20 ans a toujours été difficile et manque de confiance en elle. Il y a près d'un an, nous avons réalisé qu'elle avait des dettes importantes et qu'elle se droguait. La situation s'est aggravée en quelques semaines (arrêt de l'école, problèmes d'argent, contacts difficiles). Désemparés, angoissés, nous en avons parlé à nos frères et soeurs dont l'un a été confronté à une situation similaire. Nous avons contacté drogue info services et cherché divers appuis. Cela nous a aidés mais restait très général, puis nous avons rencontré l'association le Phare.

1) Marie Françoise Camus a organisé très vite un contact et nous a persuadés d'agir rapidement ...sur nous mêmes. Elle nous a fait prendre conscience de la situation réelle avec bienveillance mais avec lucidité.

2) Cette prise de conscience a ete étayée par la lecture du livre, les parents face à la drogue. Il nous a permis de repérer/comprendre certains comportements et de prendre une meilleure distance face à la situation.

3) Nous avons rejoint le groupe de parole organisé entre les parents et rencontré certains d'entre eux en dehors du groupe. Ils nous ont sortis du sentiment de déception permanente et de notre désemparement. Ces échanges et réflexions avec d'autres confrontés aux mêmes difficultés nous ont permis de:

  • accepter la situation (acceptation sûrement plus difficile avec des personnes non directement impliquées).

  • partager nos difficultés (sans honte ni culpabilité: nous étions tous à la même enseigne)

  • comprendre qu'il était indispensable de travailler sur soi et de se protéger pour être efficace. Par ailleurs, ces échanges nous ont aussi permis de prendre des mesures immédiates (ex: ne pas donner d'argent, ne pas désespérer, ...) et de créer aussi vite que possible des soutiens favorables pour nous et pour notre fille. Le soutien de l'association formée de parents concernés et battants qui ont construit une démarche sérieuse nous a probablement permis de gagner du temps. Ce soutien est précieux (notre fille va mieux et nous aussi) sur une route qui s'annonce longue.

De la part de Laurence

"Va-t-on enfin pouvoir sortir du tabou de la drogue?

Je souhaite que ces Assises puissent faire pression sur les pouvoirs publics pour qu'un soutien d'envergure nationale s' exerce auprès des parents d'enfants toxicomanes, adolescents ou adultes.

Il m'aura fallu plus de 10 ans pour trouver un groupe de paroles et d'écoute afin de pouvoir exprimer mes difficultés journalières vécues avec mon fils toxicomane et pouvoir enfin en parler avec d'autres parents qui vivent le même tourment.

On se retrouve tellement enfermé dans sa prison d'isolement que l'on arrive à penser que nous sommes "l'unique" à être confrontés à cette maladie.

Car c'est une maladie, comme l'alcool et la dépendance médicamenteuse peuvent l'être.

L'entourage familial d'un jeune toxicomane est trop souvent regardé avec des a prioris

Si nous voulons aider nos enfants, s'il vous plaît, accompagnez-nous, parents dans la détresse, soutenez-nous, apprenez-nous à leur dire" non" , car nous sommes aussi des victimes de la drogue

L'Association Le Phare est pour moi une révélation, un accompagnement que j'espérais depuis longtemps et que j'ai enfin trouvé

C'est une écoute, des échanges, des joies, des pleurs, pas de jugement.

C'est ça pour moi Le Phare!

Il faut qu'il existe beaucoup plus de Phares en France

Il faut que l'Etat crée des communautés thérapeutiques comme il en existe en Belgique, Espagne, Pays Bas,Suisse,Italie, Grèce , sur l'exemple de "Trempoline" en Belgique (Van Der Straten Waillet)

Le "soutien à la parentalité" ne doit pas être uniquement un assemblage de mots à caractère sociétal politiquement correct ; il doit devenir une réalité en se concrétisant auprès des familles en demande d'accompagnement".



De la part de Mireille

Aucune drogue n'est anodine même douce !

Personnellement, j'en ai vu les conséquences chez des jeunes qui ont fumé des joints pendant leur adolescence. A l'âge adulte, ils ne savent pas lutter, ni réagir devant les situations difficiles qui se présentent devant eux.

Merci de tout ce que vous faites pour informer et continuez encore et toujours  à informer à tous les niveaux.


De la part de Véronique,

auxiliaire de santé en collège-lycée :

Il n'y a pas de réelle politique de santé publique contre le cannabis. Dans les collèges et les lycées, nous sommes démunis devant un tel fléau.

Merci, le Phare, pour vos actions de prévention.


De la part de Gérard

Bonjour,

Mon fils est héroïnomane depuis 5 ans. A cette date, il vivait encore chez sa mère dont je suis divorcé. Devant son état alarmant, ll est venu vivre chez moi, il y a 3 ans. J'espérais des progrès rapides car Il a fait rapidement l'objet d'un suivi hospitalier et d'une prise en charge par un traitement de substitution. Je dois signaler que, si cette prise en charge a permis de calmer la situation de crise, elle n'a pas amené mon fils à retrouver une vie normale et à cesser totalement ses prises de drogue. Mon attente a donc été partiellement déçue et j'étais désemparé et dans une totale solitude lorsque j'ai pu, à l'occasion d'une présentation, rencontrer l'association 'Le Phare' et sa présidente Madame CAMUS. Je voudrais ici témoigner de l'immense réconfort que m'a apporté cette association car ma solitude, face à ce problème, a disparu. J'ai pu, également dans un climat amical et solidaire, bénéficier des conseils de psychologues et de parents qui vivaient les mêmes situations que moi. Cela m'a permis, dans un premier temps, de 'réajuster' certains de mes comportement 'inadéquats', compte tenu de l'état de santé de mon fils. Je voudrais à cet égard signaler que la psychologie traditionnelle n'est pas forcément adaptée au cas des drogués et que le recours à des personnes expérimentées sur cette pathologie est indispensable. Pour l'avenir, j'espère que la mise en oeuvre de ces conseils, voire l'assistance que pourront me procurer certaines personnes de l'association pourront m'aider à aider mon fils à sortir de cette situation.

Toute ma gratitude à Phare.


De la part de Christiane

J'apporte mon petit témoignage personnel pour appeler à l'unité de tous les adultes pour revenir, comme l'a très bien écrit Marie-Françoise Camus, "à une école sans drogue et à une adolescence protégée pour qui la norme n'est pas d'essayer la drogue, mais de conserver ses facultés mentales et ses aptitudes physiques, surtout à un âge de pleine maturation et formation."

Depuis une conférence sur la drogue dans l'établissement scolaire de mes enfants, j'informe ces derniers sur les dangers des produits qui circulent autour d'eux et je laisse trainer nombre de livres sur le sujet dans la maison. Mon mari et moi limitons les sorties et vérifions l'état de nos enfants quand ils en reviennent.

A l'entrée dans l'adolescence, l'un de nos trois enfants est attiré par les comportements "branchés" et suit différentes modes vestimentaires, musicales et comportementales successives : style métal, style skater, style rapper, etc. A l'âge de 13 ans (soit il y a trois ans), L. a un comportement anormal. Il a changé d'établissement et changé de camarades. Je l'incite à inviter ses nouveaux amis un soir à l'approche de Noël et je visite leur soirée sur le coup de minuit : bière et cannabis circulent. Je mets tout le monde dehors. (Si mon mari avait été présent, j'aurais convoqué les parents des amis de L. pour à la fois les informer et créer un groupe de solidarité. Je suis seule : je mets tout le monde dehors). Depuis ce jour, L. n'a plus d'argent de poche ou en a de manière très parcimonieuse.

Pendant trois ans, jusqu'à cette année où j'ai rencontré la présidente du Phare tout à fait par hasard,  non seulement je n'ai obtenu d'aide de personne mais encore on n'a pas cessé de me mettre des bâtons dans les roues.

J'ai eu la chance de rencontrer dernièrement l'association "Le Phare"et de lire le livre "Familles face à la drogue", le seul que je connaisse qui s'adresse directement aux parents en donnant desconseils et des adresses.

Un grand merci par le travail réalisé par Le Phare et des personnes comme le professeur Costentin.



De la part d'Andrée Z

Ma rencontre avec « le Phare, familles face à la drogue » a été déterminante dans mon comportement.

Le groupe de paroles Parents m'a donné une force pour affronter la vie commune avec mon fils, schizophrène et consommateur de cannabis et d'alcool.

Le désarroi des parents qui viennent exprimer combien ils sont démunis et chercher de l'aide provoque une réaction d'autodéfense qui se construit séance après séance.

A chacune de ces séances, chacun part avec un objectif modeste à mettre en oeuvre pour se protéger, fixer une limite face à l'envahissement de la drogue au quotidien. Patiemment, la fermeté calme permet de nouer des relations moins conflictuelles en affirmant son refus d'être complice et de laisser faire par peur de l'affrontement.

Actuellement mon fils a une compagne, un travail, un logement. C'est avec le Phare et le soutien des parents confrontés que j'ai pu éloigner l'obsession de la drogue.

Lyon, le 5 mai 2010.

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17 mai 2013